L’absence de grands-parents crée bien souvent un manque affectif chez les enfants. Des papis et des mamies de substitution peuvent désormais leur apporter l’attention qu’ils n’ont pas la chance d’avoir.
Une solution qui plaît autant aux petits en mal de confiture maison qu’aux seniors.
Eloignement géographique, retraite tardive, logement en maison de repos ou décès, les relations grands-parents/petits-enfants ne sont pas toujours possibles. Parallèlement, de plus en plus de personnes âgées sans descendance seraient ravies de découvrir les joies de la grand-parentalité. Ainsi est née l’idée des grands-parents de substitution, aussi appelés
« grands-parents de cœur ».
L’objectif : apporter aux enfants de l’affection, des repères sociaux et un soutien éducatif, tout en luttant contre l’isolement des seniors. L’aîné a toujours incarné la sagesse. Il est celui qui sait et qui conseille. Celui qui transmet et qui fait le lien entre les générations. Fort d’anecdotes de famille, désireux de donner de l’affection, il possède aussi en lui la bienveillance et le recul de celui qui a vécu. Comme l’explique Marie-Françoise Fuchs, médecin psychothérapeute : « Le grand-parent est important pour la structuration d’un enfant. Et même sans le lien du sang, la présence d’un grand-parent de cœur peut contribuer à l’équilibre d’un enfant. »
Une place à trouver
Reste à définir le rôle des grands-parents de substitution et leur place dans la cellule familiale. Il ne s’agit en aucun cas pour eux de faire de la garde d’enfants.
Annick, la grand-mère de cœur d’Alex depuis deux ans est claire sur la question : « Être grand-parent de substitution, c’est le plaisir sans les contraintes ! C’est constater avec bonheur que la vieille recette du gâteau au yaourt fait toujours sensation en l’entendant réclamer : “Mamie, tu me referas ton dessert ?” Se remémorer les contes, les “Il était une fois…” du temps passé qui captent si bien son attention. Le regarder en cachette jouer à Tarzan dans le jardin. Ressentir une émotion immense quand il vous enlace. »
Annick, la grand-mère de cœur d’Alex depuis deux ans est claire sur la question : « Être grand-parent de substitution, c’est le plaisir sans les contraintes ! C’est constater avec bonheur que la vieille recette du gâteau au yaourt fait toujours sensation en l’entendant réclamer : “Mamie, tu me referas ton dessert ?” Se remémorer les contes, les “Il était une fois…” du temps passé qui captent si bien son attention. Le regarder en cachette jouer à Tarzan dans le jardin. Ressentir une émotion immense quand il vous enlace. »
Pour Marc, le papi gâteau du petit Max, qui vit seul avec sa maman, peu importe le titre : « Je ne cherche à remplacer personne. Je ne lui ai
jamais demandé qui j’étais pour lui, et mon “statut” n’a aucune importance. Ce qui compte, ce sont tous ces fous rires que nous partageons et ces découvertes que nous faisons ensemble. »
De nombreuses formalités
Le psychiatre Boris Cyrulnik va plus loin dans sa vision du grand-parent de substitution : il est essentiel pour l’enfant de bien comprendre pourquoi il a des grands-parents de cœur, car un tel lien affectif peut générer des questions sur l’absence de ses grands-parents de sang et, plus largement, sur la famille. Il est donc important que le grand-parent de substitution soit adopté par l’enfant en connaissance de cause.
L’association Grands-Parrains n’autorise les rencontres qu’après plusieurs vérifications. Une lettre de motivation, un casier judiciaire vierge, un certificat de santé qui prouve l’aptitude physique et psychique à s’occuper de jeunes enfants, ainsi qu’une assurance couvrant les grands-parents pendant la garde d’enfants. Sans oublier un suivi régulier assuré par l’association pendant toute la durée du parrainage.
D’autres associations – Parrain par mille entre autres – ajoutent encore des étapes, comme l’intervention de psychologues pour accompagner à la fois les enfants et leurs parrains. Sur Internet, le mot d’ordre est aussi la prudence.
Le site Super-grandparents, par exemple, demande de remplir une fiche sur laquelle parents et grands-parents précisent leur âge, leur mode de vie, leur religion et leurs motivations avant d’échanger des messages ou de rencontrer leurs futurs petits-enfants.
Pour devenir grands-parents de coeur
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Parrains par mille s'adresse plus particulièrement à des enfants défavorisés, souvent issus de familles monoparentales.Tel :01.40.02.02.05/09.53.89.82.93
www.parrainsparmille.org -
Grands-Parrains et Petits-Filleuls touche, quant à elle, un public plus large et des milieux souvent plus aisés.Tel :01.45.46.60.66
www.grandsparrains.fr - www.super-grandparents.fr, fondé en 2007, se définit comme le « Meetic de l'intergénérationnel » et affiche 12 000 inscrits.Lorem ipsum


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