L'allongement de la vie remet en cause tout un modèle culturel de l'organisation des âges et des temps sociaux. Nous sommes conduits à repenser la question du rôle respectif des différentes générations dans nos sociétés, de leur place dans la production de richesses comme dans les systèmes de transfert de ressources ainsi que des nouvelles formes de solidarité qui peuvent les unir.
De nouveaux rôles à envisager
Se fondant sur les statistiques INSEE, la seconde moitié de la cinquantaine est une période d’importantes ruptures. La plupart des enfants ont quitté le foyer parental pour fonder leur propre famille et, si nous demeurons parents, le rôle n’est plus de même nature.
La naissance des premiers petits-enfants entraîne un glissement de statut dans la lignée. L’activité professionnelle est en voie d’achèvement, nous faisant tomber dans la catégorie des « inactifs ».
Tous ces changements, qui déterminent de véritables bouleversements de rôles, contraignent la plupart des seniors à une recomposition de leur identité autour de nouveaux rôles qui constituent une sorte de programme culturel et social donnant à chacun la possibilité de gérer un certain type d'échanges, de relations avec les autres dans son environnement et à l'intérieur d'un contexte : histoire personnelle, histoire d'une génération, histoire d'un pays se retrouvent en une même personne.


.jpg)
.jpg)