L’addiction ne connaît pas d’âge limite ni de secteur circonscrit : tout comme les jeunes adultes, les seniors peuvent souffrir de dépendance. Les différentes addictions, que ce soient l'alcool, les médicaments psychotropes, les drogues, les jeux ou les multiples pratiques, nuisent à leur vie sociale.
Quelles sont les différentes addictions et le risque de dépendance qu'elles supposent ?
L’addiction est caractérisée par la dépendance, soit l’impossibilité répétée de contrôler un comportement à risque, malgré la connaissance de ses effets néfastes.
Les causes fonctionnelles de la dépendance
Les causes des addictions des séniors
Le recours à la prise de médicaments, d'alcool, de drogues traduit très souvent un mal être, une faiblesse passagère ou installée. Ces produits, souvent consommés dans un premier temps de manière ponctuelle afin de remedier à cet état de souffrance, peuvent sans que l'utilisateur sans rende compte, devenir une véritable addiction.
- manque d’estime de soi, dévalorisation identitaire, perte de confiance
- rapport au corps et à la santé perturbé par le vieillissement, peur de l’avenir
- passage à la retraite difficile, ennui
- décès de proches
- problèmes de santé, pathologies chroniques, douleurs physiques
- solitude, relations sociales et/ou familiales conflictuelles ou inexistantes, etc.
Les consommations répétées de substances addictives mettent en danger la santé : l’alcool, le tabagisme, l’auto-médication, augmentent la survenue d’accidents domestiques et routiers (chute, blessure, somnolence au volant, etc.), et favorisent le développement de pathologies et troubles chroniques (cancers, cirrhoses, troubles cardio-vasculaires et respiratoires, ostéoporose, dépression, etc.).
Conseils pratiques pour prévenir et prendre en charge les conduites addictives
- Il est possible d’éviter l’installation d’une dépendance (à un produit, une substance, ou à une pratique) et de prendre en charge les conduites à risques. Une bonne hygiène de vie participe à prévenir les comportements addictifs et favorisent la santé physique et mentale.
- Au quotidien
- Avoir une alimentation équilibrée et adaptée : l’alimentation participe à se sentir bien dans son corps et dans sa peau. Une nutrition saine permet d’éviter certaines carences et apporte l’énergie nécessaire à l’organisme. Bien s’alimenter, c’est aussi prendre soin de soi. Il est notamment recommandé de limiter sa consommation de graisses, de sel et d'alcool et de favoriser les fruits et légumes frais, les céréales et légumineuses (guide nutrition à partir de 55 ans – Inpes/PNNS ).- Pratiquer une activité physique régulière : elle contribue à la bonne forme physique et favorise la confiance en soi et souvent la socialisation. La marche, la natation, la gymnastique, le vélo, la course à pied sont des sports conseillés. Les efforts doivent cependant être adaptés à votre état de santé : demandez conseil à votre médecin.
- Veiller à la qualité de votre sommeil : éviter la consommation d’excitants avant de dormir (café, thé, etc.) et se coucher à des heures fixes et régulières, sur une literie de qualité.
- Rester vigilant avec les médicaments et ne pas recourir à l’auto-médication : lire les notices et respecter les posologies des médicaments prescrits par le médecin. Ne pas prendre de médicaments psycho actifs (antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques, etc.) sans surveillance médicale.- Adopter une bonne hygiène de vie, saine et favorisant la détente : le stress, la dépression, le manque d’estime de soi, l’ennui, la solitude, sont susceptibles d’entraîner un comportement addictif. Prévenir et lutter contre la dépendance, c’est tout d’abord préserver sa santé et soigner son moral : en mangeant correctement, en pratiquant des activités et loisirs, en rencontrant d’autres personnes (proches, connaissances, voisins, amis, etc.). Des exercices de relaxation ou de gestion du stress apprennent à se détendre au quotidien (yoga, tai chi chuan, qi gong, etc.). - En cas de conduites addictives et/ou lorsque la dépendance est installée
- Admettre le problème : la dépendance (physique, psychique, comportementale) est souvent niée. Un sentiment de honte peut apparaître. Reconnaître le problème est une première étape pour prendre en charge et envisager de se défaire du comportement à risque.- Accepter d’être aidé et parler : si vous remarquez ou si votre entourage vous fait part d’un changement de comportement vis-à-vis de l’alcool ou d’autres produits addictifs (surconsommation, abus réguliers, etc.) ; parlez-en à un médecin ou appelez les numéros d’aide téléphonique (Drogue, Alcool, Tabac info Service : 0800 23 13 13 - appel gratuit depuis un poste fixe).Il est essentiel de ne pas s’isoler et se replier sur soi. De nombreuses solutions existent et sont proposées et choisies individuellement (sevrage, substitut et aide médicamenteuse, cure; accompagnement psychologique et social, thérapie cognitivo-comportementale, prévention des rechutes, etc.).- Consulter un professionnel : médecin traitant, médecin spécialiste de l’addiction (addictologue, alcoologue, tabacologue, etc.), ou psychologue - psychothérapeute spécialisé. La dépendance nécessite souvent une prise en charge globale (médicale, physique et psychique). -
Les comportements dépendants sont à plus ou moins long terme destructeurs : une aide précoce est recommandée. Plus les difficultés sont traitées en amont, mieux l’addiction pourra être stoppée.
Pour en savoir plus sur les addictions


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