Les seniors n'ont pas plus d'accrochages que la moyenne des automobilistes mais les accidents routiers des seniors sont plus souvent mortels : en 2008, la route a fait 811 tués et 7 596 blessés chez les 65 ans et plus.
(source :
Association prévention routière)
Accidents routiers et seniors : des conséquences souvent plus importantes
Que leur responsabilité soit engagée ou non, les accidents de la route des plus âgés surviennent davantage dans les situations nécessitant une réactivité et une prise de décision rapide : dans une intersection (carrefours), lors d'un changement de direction ou d'une insertion dans la circulation (rond-point, etc.). Selon les statistiques, les accidents routiers des seniors ont lieu principalement en semaine, de jour, en intersection et avec deux véhicules impliqués. Les conséquences des collisions sont souvent importantes, car nos aînés sont plus vulnérables aux chocs et aux blessures.
Les habitudes de conduite des seniors ont tendance à être plus sécuritaires : ils parcourent moins de kilomètres, roulent moins vite, et évitent de conduire dans des conditions difficiles. Ces stratégies visent à compenser certaines difficultés liées à l’avancée dans l’âge. En effet, certains facteurs de risques liés au vieillissement favorisent la survenue d’accrochages. Baisse de la vue ou diminution du champ visuel, concentration et vigilance amoindries, réactivité diminuée, force musculaire réduite, déficit de motricité, état de santé fragilisé, usage de médicaments, pathologies et douleurs diverses, participent à augmenter les risques routiers.
La majorité de ces accidents peuvent pourtant être évités. Avec l’âge, il est nécessaire de redoubler de vigilance, d’anticiper les risques, et d’adopter de bonnes attitudes au volant. Rester prudent pour prévenir les accrochages, c’est aussi permettre aux aînés de conserver leur autonomie de déplacement et leur qualité de vie.
Conseils pratiques pour prévenir les accidents de la route
Certaines mesures et comportements préventifs sont indispensables pour rouler en sécurité et éviter les accidents routiers :
> Maîtriser le code de la route et sa conduite automobile
- Respecter le code de la route et les règles de conduite (port systématique de la ceinture, respect des distances minimales de sécurité et de freinage entre les véhicules, limitations de vitesse, etc.).
- Juger objectivement la qualité de votre conduite et demander l’avis de l’entourage sur votre façon de rouler. Si vous vous sentez moins en confiance, que vous ressentez davantage de dangers en circulant, ou en cas d’accrochages répétés : parlez-en avec un médecin ou demandez conseil à une auto-école (qui délivrent des cours pour conducteurs séniors)
- Actualiser ses connaissances et rester informer des changements : la signalisation et les règles du permis de conduire évoluent régulièrement. Il est donc conseillé de se tenir informer et d’effectuer par précaution quelques leçons de conduite avec un moniteur d’auto-école : cette remise à niveau bénéfique est rassurante et améliorera votre confiance au volant. Des stages de conduite spécialement conçus pour les séniors dont désormais proposés : ils offrent une actualisation des connaissances et sensibilisent aux nouveaux risques liés à l’âge.
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> Bien choisir et entretenir son véhicule
- Opter, autant que possible, pour une voiture automatisée, qui facilite certaines tâches : équipée de la direction assistée, d’une boîte de vitesses automatique, d’un régulateur-limitateur de vitesse, de rétroviseurs avec réglages électriques, d’un tableau de bord digital, d’assistance au stationnement, de divers équipements (démarrage, éclairage, feux automatiques, etc.).
- Privilégier un véhicule confortable (assise et hauteur des sièges, accoudoirs, place, climatisation, etc.), pour une conduite détendue, facilitant la concentration sur la route et le trafic.
- Vérifier régulièrement le bon fonctionnement de votre voiture et de ses équipements (pression et usure des pneus, feux, clignotants, phares, rétroviseurs et pare-brise, niveaux de liquides d'huile et d'essence, etc.). Réaliser les contrôles techniques obligatoires.
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> Adapter son comportement et préparer les trajets
- Adopter de bonnes habitudes d’automobiliste : préférer conduire de jour, respecter les vitesses indiquées (rouler ni trop vite, ni trop lentement), rouler durant les heures de moindre affluence, en évitant les départs aux heures et périodes de pointes (veille de vacances, circulation en centre ville, etc.).
- Rester concentré et attentif durant tout le trajet. Ne pas téléphoner au volant. Le « kit main libre » n’est pas non plus conseillé : la discussion téléphonique perturbant très nettement la vigilance.
- Anticiper le trajet : étudier en avance les itinéraires, réduire ou optimiser le temps de voyage (prévoir des pauses et arrêts), se renseigner sur la météo, le trafic. Privilégier les trajets familiers que vous connaissez bien et contourner les routes dangereuses (infrastructures récentes ou en travaux, carrefours, giratoire, « épingle à cheveux », etc.).
- Utiliser différents moyens de locomotion (train, navette, bus, tramway, vélo, marche) en fonction de vos besoins (courses, activités associatives, loisirs, promenade, visite chez des proches et amis, etc.).
- Utiliser le taxi pour vos besoins médicaux : la sécurité sociale propose par exemple le remboursement partiel des frais de taxi, pour vous rendre aux consultations et effectuer vos examens médicaux. (cf. www.ameli.fr - Remboursement sous conditions d’un taxi conventionné )
- Penser à la livraison à domicile, de plus en plus proposée pour les courses alimentaires, mais aussi pour les achats sur Internet.
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> Surveiller sa santé et rester vigilant avec l’usage des médicaments
- Avoir un suivi médical adapté : consulter régulièrement un médecin généraliste pour faire évaluer votre état de santé global. Faire tester la vue, l’ouïe, la motricité et les réflexes, etc. Certaines pathologies peuvent retentir sur les capacités de conduite (troubles du sommeil, hypertension artérielle, problèmes cardiaques, maladies d’Alzheimer, de Parkinson, etc.). Avec l’âge, certains dépistages et examens de routine sont nécessaires : effectuer des bilans médicaux sur les conseils de votre médecin.
- Contrôler sa vision et son audition : consulter régulièrement un ophtalmologiste et médecin ORL pour évaluer votre vue et votre ouïe ; et adapter la puissance de vos éventuelles corrections (lunettes, lentilles ; prothèses, contours d’oreille, etc.). Bien voir et entendre est essentiel au volant, pour repérer les panneaux de loin, évaluer les distances et la vitesse des véhicules, percevoir les signaux sonores, klaxonnement, etc.
- Lire attentivement les notices et respecter les doses des médicaments prescrits, qui peuvent altérer l’attention, les réflexes, etc. Veillez à ce que vos médicaments n’aient pas d’incidence sur la vigilance ou de contre-indication à la conduite. (benzodiazépine, sédatifs, anxiolytiques, antidépresseurs, etc.). Eviter de mélanger médicaments et produits excitants, comme la prise d’alcool, même en dose modérée lors d’un repas d’étape. Favoriser un bon sommeil.
- Entretenir et améliorer au quotidien ses facultés physiques et cognitives : pratiquer une activité physique régulière et muscler son cerveau (jardinage, bricolage, sport, aquagym, sophrologie, taï-chi-chuan, qi-gong, peinture, scrapbooking, mots croisés, sudoku, ateliers mémoire, équilibre… vous avez le choix.).
> Prévenir la fatigue et la somnolence au volant
- Ne pas prendre la route ou ne pas hésiter à s’arrêter sur une aire de repos lorsque vous êtes fatigué. La somnolence est chaque année responsable d’accidents mortels. Faire des pauses au moins toutes les 2 heures lorsque vous conduisez sur autoroute. Reposez vous sur une aire de service au moins vingt minutes. Ecoutez les conseils de « Radio Trafic » (fréquences indiquées au bord des autoroutes) ou des radios locales diffusants des informations sur le trafic automobile et ses aléas.
- Ne pas consommer d’alcool avant de conduire. Conserver un éthylotest dans la boite-à-gants de votre voiture : en France, il est interdit de conduire avec un taux d'alcoolémie égal ou supérieur à 0,5 gramme par litre de sang (soit 0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré, dans un éthylotest)(). Mais avec la prise de certains médicaments et sur un organisme fatigué l‘absorption, même minime, de produits excitants ou alcoolisés peut donner des effets de nature à rendre la conduite très dangereuse voir impossible.
- Manger suffisamment avant de prendre la route, pour éviter les hypoglycémies (sources de fatigue et malaise). Adapter votre repas : préférer un menu léger mais consistant, et éviter de manger des aliments trop sucrés et gras avant de prendre la route (ils favorisent la somnolence durant l’heure qui suit l’ingestion.)
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> Rester prudent lors des déplacements à pied et à vélo
- Piéton : rester attentif à la circulation et respecter la signalisation routière (feux, passages piétons, voie piétonne, etc.). Pour se promener, préférer les parcours que vous connaissez bien et qui présentent le moins d’embuches (éviter les trottoirs mal entretenus, glissants, en pente, etc.). Porter des chaussures bien ajustées, fermées, avec semelles antidérapantes. S’habiller de manière à être bien visible (veste colorée, etc.).
- Cycliste : rester attentif à la circulation et respecter la signalisation routière (feux, piste cyclable, sens de circulation, etc.). S’habiller de manière à être bien visible (vêtements colorés, accessoires réfléchissants, etc.). Porter un casque et des protections. Préférer les parcours que vous connaissez bien et qui présentent le moins de dangers.
Pour en savoir plus sur la prévention des accidents de la route