En France, la maladie de Parkinson représente la seconde affection neuro-dégénérative après la maladie d’Alzheimer, avec environ 100 000 personnes atteintes et 10 à 15 000 nouveaux cas annuels. Elle touche environ 1,5 % de la population âgée de plus de 65 ans. (sources : Haute Autorité de Santé – HAS ; Assurance Maladie).
En présence de tels chiffres, il est important de s'informer sur cette maladie et de s"interroger. Quelle définition donner à la maladie de Parkinson ? Quels sont les symptômes de la maladie ? Comment établir un diagnostic de la maladie de Parkinson ? Ce sont autant de questions que l'on peut être amené à se poser avec l'age.
Définition de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique dite dégénérative, affectant principalement le contrôle des mouvements. Cette affection chronique évolue lentement et silencieusement : elle se développe entre 5 à 10 ans avant l’apparition des premiers symptômes. Son évolution est variable et propre à chaque patient.
Cette pathologie ne bénéficie actuellement d’aucun traitement curatif : elle ne se guérit pas, mais une prise en charge médicale adaptée permet de limiter ses effets.
Quels sont les causes et mécanismes de la maladie ?
Pour compléter cette définition de la maladie de Parkinson, il convient de s'intéresser à ses causes et aux mécanismes qui la caractérise.
Cette maladie neurologique dégénérative chronique entraîne la destruction prématurée et la perte progressive de certaines cellules du cerveau. Elle affecte notamment les neurones dopaminergiques du locus niger (zone située à la base du cerveau, dans le pédoncule cérébral), qui fabriquent et libèrent la dopamine.
L’atteinte du locus niger (ou substance noire) et la destruction des neurones provoquent une carence en dopamine. Ce neurotransmetteur du système nerveux est impliqué dans la régulation des mouvements corporels (notamment automatiques).
L'origine de cette maladie est généralement inconnue. La recherche avance progressivement pour mieux comprendre les causes de cette affection. Certaines prédispositions génétiques et facteurs environnementaux interviendraient dans la survenue de la maladie de Parkinson.
Quels peuvent être les symptômes associés à la maladie de Parkinson ?
La maladie de Parkinson se manifeste de manière variable selon les patients. Les troubles moteurs suivants sont les principaux signes d’alerte.
Si vous présentez plusieurs de ces symptômes, il est important de consulter un médecin et de lui demander d'effectuer un diagnostic de la maladie de Parkinson :
- un ralentissement, une lenteur (akinésie- bradykinésie) dans l’initiation et l’exécution des mouvements, notamment de précision et semi-automatiques (comme l’écriture, la marche, etc.). La taille des lettres est réduite (micrographie), les piétinements peuvent apparaître (marche à petits pas, dos voûté, balancement des bras réduit), les gestes répétitifs sont difficiles (se raser, se brosser les dents, battre des œufs, etc.). L’akinésie peut générer fatigue, engourdissements, voire empêcher le mouvement.
- la raideur (hypertonie musculaire et articulaire) : La rigidité des muscles du corps, en particulier du rachis, le long de la colonne vertébrale (posture voûtée) et aux articulations (membres, cou, mains, pieds) peut aussi constituer un symptômes de la maladie de Parkinson. Les mouvements sont saccadés et difficile à initier (blocage).
- les tremblements involontaires - dyskinésies : les agitations se manifestent essentiellement au repos et disparaissent avec le mouvement et durant le sommeil. Il s’agit d’un tremblement lent, régulier, asymétrique ou unilatéral (un seul côté), affectant les membres (notamment supérieurs et parfois la mâchoire).
Les symptômes de la maladie de Parkinson sont généralement sujets à évoluer en même temps que la maladie. Ainsi peuvent se manifester :
- des signes axiaux, troubles posturaux : difficultés pour marcher, perte de l'équilibre, difficultés de coordination, chute, etc
- troubles végétatifs : notamment digestifs (constipation, hypersalivation, troubles de la déglutition), urinaires (incontinence), vasculaires, sensoriels, cutanés, etc.
- une diminution de l’expression faciale, troubles de la parole (difficultés d’élocution, articulation, etc.)
- des répercussions psychiques possibles : dépression, apathie, anxiété, attaques de panique, états paranoïaques, hallucinations (liées aux médicaments), etc.
Le nombre et l’intensité de ces symptômes diffèrent selon les personnes, et même d’un jour à l’autre (fluctuations). La maladie de Parkinson n’implique pas forcément l’association de ces signes (certains patients ne présentent jamais de tremblements). De plus, contrairement aux idées reçues, la maladie de Parkinson n’implique pas une détérioration des fonctions intellectuelles.
A noter que d’autres «symptômes Parkinsoniens» entraînant des troubles du mouvement peuvent apparaître, sans que le
diagnostic de «
maladie de Parkinson » soit posé
(Les symptômes parkinsoniens – France parkinson).
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