Le cancer du côlon et du rectum se situe au 3ème rang des cancers les plus fréquents (avec 37 000 nouveaux cas chaque année) : en France, il représente la seconde cause de décès par cancer. Un dépistage organisé est proposé aux personnes de 50 à 74 ans : le cancer colorectal peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10, à condition qu’il soit diagnostiqué précocement. (source : Invs)
Qu’est-ce qu’un cancer du côlon ?
Le côlon qui mesure environ 1,5 mètre, est situé dans l’abdomen entre l’intestin grêle et le rectum. Les cancers du côlon et du rectum, également appelés « cancer colorectal » sont très fréquents et se développent dans l’appareil digestif, au niveau de la paroi du gros intestin.
Quels sont les facteurs de risque ?
- l’âge : le cancer colorectal concerne surtout les plus de 50 ans,
- la consommation de produits toxiques comme le tabac, l’alcool (plus la quantité d’alcool consommée est élevée, plus le risque de cancer est important),
- le surpoids et l’obésité,
- la sédentarité, le manque d’exercice physique,
- une alimentation déséquilibrée, notamment riche en viandes rouges, en graisses, et pauvre en fruits et légumes.
Quels peuvent être les symptômes associés au cancer du côlon ?
Cependant, les signes suivants doivent vous alerter et vous amener à consulter un médecin :
- présence de sang dans les selles (sang rouge : rectorragie ou sang noir : méléna),
- douleurs abdominales (maux de ventre), coliques intestinales,
- constipation persistante, ou alternance de diarrhée et de constipation,
- troubles du transit inhabituels, sensations de ballonnement, flatulences
- anémie ferriprive (carence en fer),
- perte de poids inexpliquée, affaiblissement général (grande fatigue, manque d'appétit, etc.).
Comment dépister un cancer du côlon ?
La coloscopie, réalisée par un gastroentérologue, est un examen visualisant l'intérieur de l'intestin via un tube souple introduit par l’anus : elle permet de repérer des anomalies du côlon ou du rectum, d’effectuer des prélèvements (biopsie) et de retirer d’éventuels polypes susceptibles d’évoluer en cancer.
Si un cancer colorectal est diagnostiqué lors de la coloscopie, un bilan d’extension permettra d’évaluer son étendue (localisation exacte, présence ou non de métastases, etc.). Des examens complémentaires seront alors effectués (IRM, échoendoscopie, radiographie, scanner) afin de déterminer le traitement le plus approprié.
Comment prendre en charge ce cancer ?
- Les chimiothérapies : elles s’appuient sur des traitements médicamenteux administrés via des perfusions (intraveineuse) ou sous forme orale (comprimés). Les médicaments anticancéreux agissent par exemple sur les mécanismes de la division cellulaire : ils visent à détruire certaines cellules cancéreuses, à empêcher leur multiplication, à réduire la taille des tumeurs et/ou à éliminer les métastases (cellules cancéreuses qui se sont propagées dans une ou plusieurs autres parties du corps). La chimiothérapie est un traitement systémique : elle se diffuse de manière générale et agit sur l’ensemble de l’organisme.
Le traitement peut reposer sur un seul médicament (monothérapie) ou sur une association de plusieurs molécules (polythérapie). Ce protocole de chimiothérapie est défini au cas par cas, en accord avec le patient. Les effets secondaires d’une chimiothérapie varient en fonction des médicaments employés, des dosages et des patients (nausées, vomissements, diarrhées, perte d’appétit, chute des cheveux, etc.).
- Les thérapies ciblées : ces médicaments repèrent et bloquent les mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses, afin de limiter leur développement. Pour traiter les cancers du côlon, les médicaments utilisés actuellement sont des anticorps monoclonaux. Ces traitements sont généralement associés avec la chimiothérapie.
Les traitements du cancer du côlon (Inca)
Comprendre la chimiothérapie (guide Inca)
Comprendre la radiothérapie (guide Inca)
Comment prévenir le cancer colorectal ?
- En adoptant un mode de vie sain et en respectant les recommandations suivantes, vous
pouvez éviter la survenue d’un cancer colorectal :
- Avoir une alimentation équilibrée et adaptée, riche en fruits, légumes et céréales. Ces aliments renferment des vitamines, des minéraux, des fibres et des antioxydants qui contribuent à prévenir les cancers digestifs. Eviter un régime alimentaire excessivement riche en viandes rouges, charcuterie et graisses... - - Ne pas fumer (le tabagisme favorise la survenue des cancers).
- - Limiter la consommation d’alcool, qui endommage les parois de l’appareil digestif.
- - Pratiquer une activité physique régulière.
- - Contrôler son poids corporel (le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risques).
- - Avoir un suivi médical régulier et réaliser les dépistages organisés.
Tous les 2 ans, un courrier est adressé individuellement aux plus de 50 ans et invite à réaliser le dépistage du cancer du colon : n’hésitez-pas à en parler avec votre médecin. Être dépisté à temps, c’est aussi être mieux soigné, augmenter ses chances de guérison, et limiter les séquelles éventuelles.
Lire aussi nos autres dossiers :
Le dépistage : objectif et intérêt
Pour en savoir plus sur le cancer du côlon
La coloscopie : informations avant l’examen (société française d’endoscopie digestive)
Cancer du colon : suis-je un sujet à haut risque ? (SNFGE)
www.arc-cancer.net (Association pour la recherche sur le cancer)


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