La chute des cheveux est un phénomène fréquent chez les seniors : les hommes sont plus sujets à la perte capillaire, mais les femmes peuvent être concernées. L’alopécie peut être mal vécue et avoir un impact psychologique important : la chevelure est un élément intervenant dans l’estime de soi, l’esthétique, la séduction... Diverses solutions existent pour prévenir, ralentir la perte capillaire.
Comment expliquer la chute des cheveux ?
Le cheveu est une fibre naturelle composée essentiellement de kératine (substance protéique) : il fait partie du système pileux du corps. En moyenne, le cuir chevelu est recouvert entre 120 000 et 170 000 cheveux, qui se développent à partir des follicules pileux (racines), implantés dans l'épiderme (sous la peau).
Le cycle capillaire comprend trois étapes durant lesquelles le cheveu pousse (phase anagène), vit (phase catagène), puis dépérit et tombe (phase télogène). Un stimulus déclenche alors la fabrication d’un nouveau cheveu : la fibre pileuse d’un follicule se renouvelle en moyenne quinze fois. Un cheveu pousse en moyenne d’un centimètre par mois. Chez un adulte, il pousserait environ douze kilomètres de cheveux par an.
Il est naturel de perdre des cheveux, qui tombent en permanence. Les cheveux sont soumis à de multiples agressions extérieures, et peuvent devenir rêches, secs, cassants, ternes, fragilisés. Cependant, si le nombre de cheveux perdus quotidiennement est excessif (supérieur à une centaine), il peut s'agir d'une chute de cheveux pathologique.
On parle notamment de :
- L’alopécie androgénétique (ou calvitie commune), qui est la principale forme de perte capillaire (localisée et progressive), dont la fréquence augmente avec l’âge. Elle est liée aux hormones androgènes, et touche de nombreux hommes à partir de 50 ans, ainsi que les femmes à la ménopause.
- L’effluvium télogène entraîne une perte importante et diffuse des cheveux, qui peut avoir des origines multiples (maladie, intervention, stress majeur, choc affectif, etc.). Il est essentiel d’identifier le facteur déclenchant pour prendre en charge l’effluvium télogène, le plus souvent temporaire et réversible.
- La pelade est une maladie dermatologique d’origine auto-immune, qui entraîne une perte de cheveux en plaques, et parfois l’ensemble des poils (sourcils, cils, etc.).
La chute des cheveux peut résulter de multiples causes (agression extérieure, produits inadaptés, décoloration, fluctuations hormonales, carences, affections du cuir chevelu, pathologie, etc.). Avec l’âge, l’étape de pousse du cheveu raccourcit : la densité et l’élasticité des cheveux diminuent.
Quelles sont les principales causes possibles et les facteurs de risques ?
La chute des cheveux peut être causée ou favorisée par plusieurs facteurs déclencheurs ou aggravants, notamment :
- l’âge et le vieillissement (processus physiologique naturel)
- des facteurs génétiques (antécédents familiaux)
- des facteurs hormonaux (notamment au moment de la ménopause, en cas de dysfonctionnement dans la production des hormones thyroïdiennes)
- des agressions extérieures ou mécaniques (pollutions, soleil, UV et radicaux libres ; tresses, permanente, décoloration, produits décapants, fers à friser, brossages excessifs, peuvent notamment fragiliser et favoriser l’alopécie)
- les changements saisonniers (la chute de cheveux est souvent plus importante au printemps et en automne)
- un stress important, un choc affectif (notamment en cas d’effluvium télogène)
- l’alimentation, des carences (en particulier en vitamines du groupe B, une anémie en fer, un excès de cholestérol, etc.)
- le tabagisme (le tabac est toxique et favorise la mort des cellules du bulbe du poil)
- certains traitements et médicaments (traitement anti-cholestérol, œstro-progestatif ; contraceptifs hormonaux ; médicaments anticoagulants, anti-inflammatoires ; chimiothérapie contre un cancer, etc.)
- certains troubles et maladies : maladie infectieuse, diabète, hypertension artérielle, trichotilomanie (arrachage des cheveux et poils), pelade, troubles thyroïdiens (hypo ou hyperthyroïdie), cancer et chimiothérapie associée, etc.
Une perte importante et inhabituelle des cheveux peut être bénigne et liée à l’âge, ou révéler un dysfonctionnement plus important (carences, troubles hormonaux, etc.). Il est conseillé de consulter un médecin généraliste ou un dermatologue, afin d’en identifier la cause.
Quels peuvent être les signes capillaires associés à la chute des cheveux ?
L’alopécie peut être plus ou moins importante, atteindre complètement ou en partie le cuir chevelu et s’accompagne éventuellement d’autres signes capillaires :
- cheveux cassants, secs
- cheveux ternes et poreux
- affinement des cheveux, perte de densité (volume)
- pellicules (pityriasis), croûtes sur le cuir chevelu (dermites)
- démangeaisons, picotements, etc.
Ces symptômes contribuent à identifier l’origine de la chute de cheveux et à choisir un traitement adapté.


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