Immobilier, placements en Bourse, avoirs bancaires, il existe un nombre quasi infini de produits pour investir. Un placement, quel qu'il soit, possède quatre caractéristiques fondamentales : le risque, la disponibilité, la fiscalité, la performance.
Comment investir ?
Il faut commencer à épargner le plus tôt possible. L'effet de la capitalisation sur le long terme est en effet significatif. Il faut le faire de façon régulière et répartir le plus possible ses avoirs en plusieurs classes d’actifs. Il faut apprendre à le faire en se faisait aider et en s’informant régulièrement.
Le risque est toujours proportionnel à la performance : peu de risque peu de rendement. Mais la sécurité doit être un des principes de base de la gestion de patrimoine. C’est ce qui caractérise la gestion « en bon père de famille » qui mise sur la durée du placement pour améliorer la performance.
-La disponibilité correspond à la possibilité de récupérer rapidement des fonds. Elle est essentielle pour faire face à un imprévu (voiture, travaux, santé…). Par conséquent, il faut toujours avoir une part d’épargne disponible.
La fiscalité sert trop souvent d’argument de vente à des produits financiers qui manquent en réalité d’attrait. Ils impliquent parfois un risque que l’avantage fiscal est censé compenser. Attention aux miroirs aux alouettes…
Valeurs mobilières : des solutions diverses
L’assurance-vie
Il s'agit d'un contrat qui propose au souscripteur de créer un capital, qui sera placé en fonction de son profil d'investisseur sur des fonds en euros, ou des fonds multi-supports qui sont à la fois en euros et en unités de compte.
Dans un contrat multi-support, c'est le souscripteur qui choisit ou qui laisse à l'assurance le soin de placer l’argent investi.
L’assurance-vie, qui est un placement à long terme, a pour objectif de faire fructifier son argent pour compléter une retraite ou préparer un investissement immobilier.
En cas de décès l'argent revient au bénéficiaire choisi par le souscripteur de l'assurance vie. C’est un bon moyen pour préparer la transmission de son capital à ses proches. L'assurance-vie est avantageuse car elle bénéficie d'une exonération d'impôts d’une grande part de ses plus-values si l'argent n'est pas retiré du plan d’investissement.
La plupart des contrats d´assurance vie proposent une sortie en capital ou en rente. Après 8 ans, la taxation des plus-values est à 0% jusqu’à 9200 euros pour un couple et 7,5 % au delà. Les prélèvements sociaux sont appliqués au taux de 12,1 %.
Plan d'Epargne en Actions (PEA)
C'est aussi un placement à long terme sur 8 ans et avec minimum de 5 ans, qui permet d'investir progressivement en bourse en versant régulièrement de l'argent sur son compte-titre. Le Plan d’Epargne en Actions est destiné à investir en actions des pays de la Communauté Européenne (75% au minimum).
Si l'argent n'est pas retiré durant les cinq premières années, les plus-values sont exonérées d'impôts mais pas de prélèvements sociaux.
Pour ouvrir un PEA, il faut que la personne soit majeure et fiscalement indépendante. On ne peut ouvrir qu'un seul PEA par personne et le plafond de versement est limité à 132 000€.
Différentes options de placement sont prévues :
- PEA libre : le bénéficiaire choisit les titres qu'il souhaite mettre dans son portefeuille (actions, obligations, OPCVM, ...)
- PEA OPCVM : le bénéficiaire n'investit que dans des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM)
- PEA garantis : ce placement sécuritaire limite les pertes puisqu'il est essentiellement composé de SICAV et FCP. Les PEA garantis sont coûteux en frais financiers.
Sur un PEA, il est impossible d’investir dans d’autres classes d’actifs que des actions ou des fonds actions. Par essence, le niveau de risque est donc élevé.
La taxation des plus values est à 0% après 8 ans. Les prélèvements sociaux sont appliqués au taux de 12,1 %.
La bourse
La bourse est un lieu où s’organise la confrontation de l’offre et de la demande de titres financiers. Elle est un des plus importants modes de financement de l’Etat et des entreprises, et, pour beaucoup de particuliers, elle permet un complément de revenus.
Trois grands types de produits existent, présentant différents niveaux de risques :
Trois grands types de produits existent, présentant différents niveaux de risques :
- Les actions
Ce sont des titres de propriété d’une partie du capital d’une société. Les actionnaires encourent des risques importants, car les actions sont des produits très volatiles. Il est donc possible de gagner beaucoup, rapidement mais également de perdre beaucoup.
- Les obligations
L’obligation est définie comme un titre négociable émis par une entreprise publique ou privée ou par le Trésor (l'Etat). Elle correspond à un emprunt qui offre à l’épargnant la garantie de se faire rembourser obligatoirement (d’où le terme d’obligation) sur la base d’un taux d’intérêt qui dépend de la qualité de la signature engagée et de la durée de l’emprunt. Le meilleur taux sera celui le plus risqué. Du moins risqué, au plus risqué, il y a les obligations d’Etat, celles des entreprises puis les obligations à haut rendement.
- Les produits monétaires
Ils correspondent à une dette remboursable à court terme. Le prêt souscrit par une entreprise sur le marché monétaire présente donc un risque limité. Logiquement, le taux d’intérêt versé par l’emprunteur est peu élevé.
Ils correspondent à une dette remboursable à court terme. Le prêt souscrit par une entreprise sur le marché monétaire présente donc un risque limité. Logiquement, le taux d’intérêt versé par l’emprunteur est peu élevé.
Le Monétaire est considéré comme un investissement peu risqué et donc à utiliser dans les politiques à forte aversion au risque.
Pour bien investir en bourse, il est nécessaire d’être très bien informé et de connaître les différents marchés et leurs fonctionnements.
Toutes les entreprises représentées à la Bourse de Paris font parties du même marché, Eurolist qui est divisé en plusieurs sous ensembles.
Toutes les entreprises représentées à la Bourse de Paris font parties du même marché, Eurolist qui est divisé en plusieurs sous ensembles :
-
Le CAC40 : Il s'agit d'un indice boursier côté en continu qui regroupe les quarante plus fortes capitalisations boursières de la France. On y trouve des sociétés qui ont une grande notoriété comme EDF, France Telecom, etc.
Si vous débutez en bourse, il est préférable que vous choissiez d'abord d'investir sur le CAC40 pour vous familiarisez avec la bourse. Les valeurs connaissent des variations généralement moins fortes, ce qui vous permet de limiter les pertes.
-
Le SBF 120 : Encore une fois côté en continu, le SBF120 regroupe les 120 premières capitalisations boursières françaises, il inclut donc le cac40 + 80 autres valeurs. Le SBF 250 regroupe les 250 premières capitalisations boursières françaises.
-
Le Service de Règlement Différé (SRD) est un marché qui autorise le règlement des ordres effectués (achat d'actions par exemple) en différé. Cela peut être à la fin du mois, ou sur deux mois. Le principal avantage pour les investisseurs est de pouvoir utiliser l'effet de levier. Dans le cas d’OPCVM monétaires, il est possible d’investir cinq fois le montant détenu.
Pour investir directement en bourse, il faut un compte titre qui permet de stocker l’ensemble des titres dont vous disposez dans votre banque ou chez un intermédiaire financier agréé.
A compter du 1er janvier 2010, la plus-value réalisée sur les cessions de valeurs mobilières sera soumise aux prélèvements sociaux dès le premier euro. Pour 2010, le seuil d'imposition des cessions des plus-values s'élève à 25 830 €. Le prélèvement total sera de 30,1 % (18 % d'imposition + 12,1% de cotisations sociales).
FIP et FCPI
Quand vous souscrivez à un Fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI) ou à un Fonds d'investissement de proximité (FIP), vous pouvez déduire 25 % des investissements de votre impôt sur le revenu de l'année en cours, dans la limite de 6000 €.
Au terme légal du placement de 5 ans minimum, les plus-values des parts sont exonérées d'impôt. Seuls les prélèvements sociaux subsistent (12,1%).
La loi permet au souscripteur de récupérer ses fonds avant ce terme en cas de licenciement, par exemple.
SCI
Une SCI, ou société civile immobilière, c'est une société créée par plusieurs associés qui souhaitent détenir en commun, un ou plusieurs immeubles.
Ce sont des sociétés qui acquièrent et gèrent un patrimoine locatif. ll permet en effet d'entreprendre des investissements importants avec des proches afin de se constituer un patrimoine immobilier.
Les avantages de la SCI sont d’offrir un régime de succession plus avantageux et moins imposé ainsi que des avantages fiscaux supérieurs à l'indivision. Le porteur de parts est soumis à l'impôt sur le revenu au titre des revenus fonciers pour sa quote-part des loyers encaissés.
Valeurs immobilières
Elles sont la grande alternative aux placements mobilier et à leur aléas. Même en cas de crise immobilière, le bien acheté étant palpable, l'acquéreur pourra toujours le revendre sans craindre de perdre une grande partie de ses actifs. Il peut aussi l’améliorer et même le louer pour apporter un revenu locatif.
Ce type d’investissement est largement aidé par des dispositifs fiscaux toujours renouvelés.
Dernière en date, la loi Scellier (votée en décembre 2008) permet à l'acheteur de bénéficier de réduction d'impôt à hauteur de 25% du prix de revient du logement, pour un maximum de 300 000 €. Cette réduction sera effective pendant une durée de 9 ans.
Acheter en Scellier vous permet de faire des déductions d’impôts, mais le promoteur « partage » une partie de cet avantage en augmentant son prix de vente.
Ce qui fait la valeur d’un bien c’est trois choses : son emplacement, son emplacement et son emplacement, disent souvent les professionnels. Il faut absolument connaître le quartier et se renseigner sur les projets d’aménagements urbains à venir. Consulter les annonces dans les agences immobilières locales pour comparer les prix et chez les notaires qui enregistrent les transactions et les publient. Il faut aussi connaître les taux de vacance des appartements et les durées de commercialisation. Bref, prendre son temps en se disant tout de même que les taux d’intérêts sont bas et que l’épargne mobilière n’est pas d’un grand rapport.


.jpg)