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L’insertion professionnelle des jeunes : une priorité gouvernementale

Diplômés ou non, les 15 – 25 ans ont souvent du mal a trouvé un premier emploi. En avril 2010, le taux de chômage des jeunes actifs en France étaient de 25%.

Concilier enseignement théorique et enseignement pratique est un bon moyen pour réussir son insertion professionnelle. 

 
 
 

Priorité gouvernementale, le plan en faveur de l’emploi des jeunes vient d’être prolongé jusqu’à la fin de l’année.
 

Les formations en alternance
 

Il existe deux types de formations en alternance : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, qui ont chacun leur public et leurs objectifs.
Ils sont associés un contrat de travail spécifique, généralement à durée déterminée (CDD) dont la durée varie selon le métier ou la qualification préparé.
Tous les cursus de formation peuvent être réalisés en alternance. Il existe plus de 1 300 formations répertoriées du CAP au diplôme d’ingénieur.
 

- L’apprentissage

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail à durée déterminée signé entre un jeune de 16 à 25 ans et l'entreprise d'accueil pour une durée de 6 mois à 3 ans, selon le diplôme préparé.
Le contrat comporte obligatoirement une formation qui est donnée à la fois en entreprise et dans un centre de formation d'apprentis. Environ 1 500 CFA dispensent une formation générale, technologique et pratique en préparant à un métier. Ils délivrent des diplômes professionnels de l’enseignement secondaire et supérieur.
Tout au long de sa formation, l'apprenti perçoit un salaire correspondant à un pourcentage du SMIC (25 à 78 %) déterminé en fonction de son âge et de sa progression dans le cycle de formation.
Il est donc soumis aux règles du code du travail et aux conventions collectives. Les salaires versés aux apprentis sont désormais exonérés de l'impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC. Cette disposition s'applique à l'apprenti ou au foyer fiscal auquel il est rattaché.
 

- Le contrat de professionnalisation

Il vise à favoriser l'insertion ou la réinsertion professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans révolus et des demandeurs d'emploi de 26 ans et plus.
Il permet de compléter une formation initiale ou une expérience professionnelle par une qualification sanctionnée par un diplôme ou un titre, ou reconnue par une branche professionnelle.
Les périodes d'évaluation et d'enseignements généraux représentent de 15 à 20 % de la durée complète du CDD. La formation théorique est dispensée par un organisme de formation ou par l'entreprise elle-même, si elle est dotée d'un service de formation. Six à douze mois sont consacrés à l’acquisition d’un savoir-faire en entreprise. Cette période peut être prolongée à 24 mois. Les bénéficiaires perçoivent une rémunération qui ne peut être inférieure 55 % du Smic pour les bénéficiaires âgés de moins de vingt et un ans et à 70 % du Smic, s’il ont passé cette limite d’âge. Les salariés d’au moins 26 ans touchent 100% du SMIC.
 
 

Accompagner 500 000 jeunes dans l’accès à l’emploi d’ici fin décembre 2010

  • Dans le but de favoriser l'embauche des apprentis et d'encourager l'alternance (contrats d'apprentissage et de professionnalisation), des primes à l'embauche, notamment de jeunes de moins de 26 ans, sont proposées aux entreprises jusqu'à la fin de l'année.
    - Pour l'embauche d'apprentis, les entreprises de 11 salariés et plus bénéficient aussi du dispositif zéro charges pour une période de douze mois, jusqu'à la fin de l'année.
    - La somme de 1800 euros de prime est attribuée pour l'embauche d'apprenti supplémentaire dans les entreprises de moins de 50 salariés, jusqu'à la fin de l'année.
    - Pour tout contrat de professionnalisation (formation et travail en entreprise en alternance) signé jusqu'à la fin de l'année, les entreprises perçoivent une prime de 1 000 euros. Celle-ci est portée à 2  000 euros pour le recrutement d'un jeune n'ayant pas le niveau Bac. A noter que le contrat de professionnalisation s'adresse également aux demandeurs d'emploi de plus de 26 ans.
     
 

 

 

Les Stages

 
Un stage est une période de formation pratique complémentaire à la formation académique consécutif ou intégré au cursus. Il permet d’acquérir des compétences professionnelles dans le cadre d’une convention obligatoire entre l’établissement d’accueil, celui de formation et le stagiaire.
La convention est le document de base contractuel qui donne au stagiaire un statut. Elle doit :
- préciser les objectifs et un contenu de stage en lien avec l'enseignement suivi
- définir les missions confiées au stagiaire et les engagements réciproques des parties
- régler les modalités d'accompagnement pédagogique du stagiaire dans l’établissement d’accueil et l'établissement d'enseignement
- prévoir le contenu du rapport de stage et les modalités d'évaluation du stage.
 
Depuis 2009, les stages de plus de deux mois consécutifs réalisés dans une entreprise, une administration ou établissement public de l'État font obligatoirement l'objet d'une gratification, d'un montant au moins égal à un tiers du SMIC (environ 400 euros).
Dans toutes les universités des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle assistent les étudiants et diffusent les offres de stages et d'emplois liées à leurs formations.
La recherche d'un stage s'apparente à celle d'un emploi : il faut cibler les entreprises, administrations ou associations qui présentent un intérêt, envoyer votre « CV »  accompagné d'une lettre de motivation et se préparer à passer un entretien.

En savoir plus :
www.infostages.com
www.urssaf.fr

 
La création d’entreprise
 

La souplesse du statut d’auto-entrepreneur permet aux étudiants de créer leur activité professionnelle tout en terminant leurs études.
Pour faciliter ce choix, un nouveau dispositif va être mis en place à partir de cette année qui prend la forme d’un « pôle d’entrepreneuriat étudiant» :
- chaque université doit mettre en place sa junior entreprise, association à but non lucratif à vocation pédagogique et économique. Elles réalisent des études et des missions pour des clients correspondant aux domaines de compétences de leurs écoles et s’exercent au fonctionnement d’une vraie entreprise.
- Un nouveau statut de « jeune entreprise universitaire » est créé pour valoriser et exploiter les travaux de recherche des établissements d’enseignement supérieur. Elles bénéficient de nombreuses exonérations et sont détenues à hauteur de 10% par des étudiants ou jeunes diplômés depuis moins de cinq ans, titulaires d’un master ou d’un doctorat.
- la mise en place d'un « référent entrepreneuriat » dans chaque établissement pour aiguiller les étudiants entrepreneurs vers les aides existantes.
 

Les emplois étudiant

 
Les universités peuvent recruter et employer des étudiants pour exercer dans l'établissement une activité liée à l'accueil, à l'animation de la vie des établissements et aux activités d'aide à l'insertion professionnelle : accompagnement des étudiants handicapés, tutorat, soutien informatique, animation culturelle, sportive, sociale ou scientifique.

Le contrat sont conclu avec les étudiants les moins favorisés et les plus méritants pour une période maximale de 12 mois sans excéder un mi-temps dans les périodes de cours. La rémunération de l'étudiant est au moins égale au SMIC horaire.

 

L’insertion des jeunes en difficulté

 

- Le contrat d’autonomie

Mesure de la dynamique Espoir Banlieues, destiné aux jeunes âgés de 16 à 25 ans résidant dans des quartiers couverts par des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS).
Ce contrat est géré par des entreprises de travail temporaire, des organismes de formation … qui accompagnent le jeune en proposant notamment des actions de formation et de coaching préparatoires au travail et adaptées aux besoins des entreprises.
Le jeune s’engageant dans ce parcours perçoit une bourse mensuelle de 300 euros. Cette phase d’accompagnement d’une durée maximale de six mois (renouvelable une fois par dérogation) prend fin lorsque le jeune accède à l’un des débouchés suivants :
- le placement effectif et durable dans l’emploi (CDI, CDD ou contrat de travail temporaire d’une durée supérieure ou égale à six mois) ;
- la création d’entreprise ;
- l’accès à une formation qualifiante.
 
En savoir plus : www.gouvernement.fr
 
- Le contrat d'accompagnement dans l'emploi - passerelle 
Mesure qui s'adresse à tous les Jeunes de 16 à 25 ans révolus, sans condition de diplôme, prioritairement des jeunes diplômés venant de sortir de l'Education Nationale, sans expérience professionnelle. C'est un contrat de 12 mois minimum, d’une durée hebdomadaire de travail comprise entre 20 et 35 h. Ce contrat permet au jeune d’acquérir des compétences au sein de collectivités territoriales, associations … et de les transférer vers les entreprises du secteur marchand.
 
 

Pour en savoir plus sur l'insertion professionnelle

www.afij.org
www.gouvernement.fr
www.capcampus.com/emploi-20/
http://www.jeunes.gouv.fr/
vosdroits.service-public.fr

 

 

Écrit par Hervé Tusseau le 13/08/10
  
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