Il est toujours préférable de maintenir le plus longtemps possible une personne âgée à son domicile. En effet, de nombreuses études ont montré que le maintien à domicile permettait de vieillir dans de meilleures conditions aussi bien sur le plan physique que psychique.
En fonction du niveau de dépendance de la personne, une organisation stricte est alors nécessaire. Aujourd’hui de nombreux services et des aides extérieures existent.
Un choix à faire entre maintien à domicile ou placement en institution
Le choix entre maintien à domicile, placement en institution ou accueil d'un parent par la famille ou un tiers est difficile à effectuer, il n'est d'ailleurs pas toujours possible.
Différents facteurs sont à prendre en compte. La dépendance physique et/ou mentale ainsi que l’état de santé sont les critères les plus important dans le choix du maintien à domicile, les troubles mentaux étant plus difficiles à prendre en charge. Hormis l'état de dépendance, le nombre et la disponibilité des personnes de l'entourage sont un élément essentiel.
Enfin, malgré les aides comme l’APA, cette option peut être plus onéreuse que la prise en charge par un établissement.
Un habitat adapté pour le maintien à domicile
- Il faut que l'habitat soit convenablement adapté aux besoins d'une personne âgée, ce d'autant plus que son autonomie sera limitée.
- Dans la cuisine : installer des robinets thermostatiques pour éviter les risques de brûlures ; remplacer le gaz par l'électricité.
- Dans la salle de bain : installer des barres de soutien pour l'accès et la sortie du bain ; prévoir l'installation d'un siège de douche ou de baignoire ainsi que des autocollants antidérapants ; installer un siège de toilettes surélevé et de barre de sécurité.
- Dans le reste de la maison : éviter les revêtements de sol glissants (moquette recommandée) ; placer des veilleuses dans les zones de passage, la chambre, la salle de bain, les WC ; fixer solidement les radiateurs et les recouvrir d'un cache-radiateur ; protéger les tuyaux d'eau chaude ; faire attention aux fils électriques reliant les appareils ménagers.
Vous pouvez faire appel à un ergothérapeute pour évaluer les aménagements nécessaires de votre domicile afin de prévenir les risques de chute ou d’accident mais également d’améliorer vos conditions de vie.
Les aides possibles
L’aide à domicile : une présence au quotidien
L’aide à domicile accomplit un travail matériel, moral et social contribuant au maintien à domicile. Elle exécute les travaux ménagers courants, prépare les repas. Elle joue un rôle important dans la stimulation de la personne et peut également l’accompagner dans ses sorties.... Les heures d’interventions peuvent être financées soit par l’aide sociale, soit par les fonds d’action sociale des caisses de retraite, soit par l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Le nombre d’heures accordées est fixé par les financeurs ainsi que le taux de participation de l’usager.
L’aide à domicile peut être salariée d’un service géré par le Centre d’Action Sociale (CAS), le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) ou par une association.
L’association peut intervenir en qualité de prestataire ou de mandataire auprès de la personne âgée.
Il est aussi possible d’employer une personne de son choix en la payant à l’aide des chèques emploi services universaux(Cesu), réductions d’impôts à l’appui.
Les soins à domicile : des infirmiers pour les soins de nursing
Les infirmiers libéraux peuvent prendre en charge des personnes âgées dans le cadre d’action de prévention et de nursing (surveillance pour la prise de médicament, aide à la toilette….).
Toutefois, les SSIAD (Services de soins infirmiers à domicile) s’adressent aux personnes de plus de 60 ans sur avis médical (prescription médicale). Ces services (structure publique ou associative) peuvent aussi prendre en charge des personnes plus jeunes présentant un vieillissement prématuré ou une maladie invalidante.
Les aides au transport pour garder son autonomie
Le service d’aide à la mobilité et transport permet d’aller consulter le médecin ou le dentiste ; d’entrer ou sortir de l’hôpital accompagné ; d’aller chercher ses médicaments; de se rendre au théâtre ou de rendre visite à ses amis,…
Afin de prétendre à une aide financière, à un crédit ou réduction d’impôt pour la prise en charge partielle de ce service, la personne âgée doit avoir recours à un prestataire bénéficiant d’un agrément qualité.
La technologie au service du maintien à domicile
La téléalarme pour prévenir ses proches en cas de problèmes
La téléalarme est un collier ou un bracelet que la personne âgée porte sur elle à son domicile et qu’elle peut activer à tout moment, en cas de problème de santé.
Ce service est proposé par tous les Centres communaux d’actions sociales ainsi que des sociétés privées. Le coût peut varier en fonction des ressources du demandeur et faire l’objet d’une prise en charge partielle au titre de l’APA ou par la CNAV.
La téléalarme suppose la désignation d’un réseau de proximité. C’est à dire de personnes de confiance susceptibles de se rendre au domicile de la personne en cas d’alerte.
Le bracelet anti-fugue pour les malades « Alzheimer »
Le bracelet anti fugue est un bracelet de géolocalisation , de la taille d'une montre, intégrant téléphonie mobile, alertes intelligentes et GPS.
Dès que le porteur du bracelet sort du périmètre prédéfini, le centre d’appel médicalisé est automatiquement alerté et peut contacter rapidement la famille ou le personnel soignant afin de coordonner l’assistance.
Le Conseil général, les caisses de retraite, les municipalités peuvent accorder, sous certaines conditions, des aides pour ces équipements.
Pour toutes demandes d’information sur le maintien à domicile, deux interlocuteurs privilégiés : le Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC) et le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
Pour en savoir plus sur le maintien à domicile des personnes âgées


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